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Robert Carbonnelle Harcelé par téléphone :
Pour que cela cesse !
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Pour ceux qui ne connaissent pas Robert Carbonnelle, son
témoignage est disponible sur le site de Mickael TUSSIER : http://www.prevensectes.com/tj8.htm. Voir également Lyon Capitale du 1er août 2001. Ce que l'on sait moins, c'est que Robert à été victime il y a quelques temps de menaces de mort par téléphone (anonyme bien sur). Une centaine d'appels, de jour comme de nuit. Après une mise sur écoute, l'individu à été localisé et condamné à deux mois de prison et 8000 fr. d'amende (que Robert attend toujours :-) ). Pourquoi ressortir cet acte d'une grande bassesse morale ? Parce que les menaces de mort par téléphones ont repris depuis le samedi 07/08/98, soit pratiquement un an après le procés. Nulle idée ici de soupçonner qui que ce soit. Comme chacun le sait, les Témoins de Jéhovah ne fêtent pas les anniversaires. :-) |
le DAUPHINE LIBERE du JEUDI 31 JUILLET 1997
Harcèlement téléphonique
VALENCE. Le tribunal correctionnel a condamné l'auteur d'appels malveillants
Une simple affaire de trouble à la tranquillité d'autrui par appels téléphoniques malveillants réitérés a mis aux prises deux avocats venus des bords de la Méditerranée, et non des moindres puisque l'un des deux n'était autre que Me Jean-Michel Pesenti du barreau de Marseille, spécialisé dans les affaires de sectes, coté partie civile.
Il plaidait pour les intérêts de Robert Carbonnelle, un Donzèrois, qui fut un actif membre des Témoins de Jéhovah de 1954 à 1984, avant de se retirer de l'organisation en 1987 et de lutter contre elle depuis ce jour, par des conférences et des interventions sur des plateaux de télévision. C'est précisément après un passage à l'émission de Christophe Dechavanne "Comme un lundi" en mars 1996 consacrée aux sectes, qu'il a commencé à recevoir des appels téléphoniques à son domicile, anonymes et assortis de menaces pour certains.
Après de multiples recours à la Gendarmerie, cette dernière a fini en mars 1997, par placer son téléphone sur écoute pour remonter jusqu'à son interlocuteur. C'est ainsi qu'a été identifié É. B. un habitant de Bagnols-sur-Cèze, âgé de 28 ans, que son avocat décrit comme quelqu'un "ayant de la sympathie pour les Témoins de Jéhovah" sans l'être lui-même.
Le prévenu a commencé par faire des excuses a sa victime en exprimant qu'il " regrettait profondément d'avoir téléphoné ".
Me Pesenti a demandé la clémence du tribunal pour le prévenu, estimant que celui-ci n'agissait pas de son initiative personnelle, le considérant plutôt " comme une victime n'ayant pas porté un regard critique sur son appartenance à la secte des Témoins de Jéhovah (...) et agissant probablement en service commandé ". II a demandé 50 000 F de dommages et intérêts pour son client, après avoir estimé que celui-ci avait reçu en moyenne une vingtaine de coups de téléphone par mois pendant un an, dont un tiers de nuit.
Le défenseur du prévenu, Me Garsy, du barreau de Toulon, a réfuté l'idée d'un mandat de son client pour le compte des Témoins de Jéhovah et n'a plaidé coupable que pour la période de mars 1997. I1 a estimé que le prévenu, intérimaire en arrêt maladie, n'aurait pas les moyens de payer la somme réclamée par la partie civile.
Ce dernier a été condamné à un mois de prison avec sursis, ainsi que l'avait requis le ministère public, et à une peine d'amende de 8 000 F dont 5 000 de dommages et intérêts. Pour Me Pesenti, il s'agit d'une victoire car il considère que c'est la première fois qu'un ancien Témoin de Jéhovah, victime d'appels et de menaces, obtient la condamnation de son interlocuteur.
Pour que de telles actions sordides cessent, faites connaitre cette page.
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